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	<title>Fugues...</title>
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	<description>Filmer la musique différemment</description>
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		<title>Fugues #03 &#8211; Beethoven voie 17, Le Quatuor Artemis en gare d&#8217;Austerlitz</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Nov 2010 17:24:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[L'un des meilleurs quatuors à cordes au monde, Artemis, surgit dans le grand hall d'une gare, parmi les passagers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;un des meilleurs quatuors à cordes au monde, Artemis, surgit dans le grand hall d&#8217;une gare, parmi les passagers.</p>
<p>La gare d&#8217;Austerlitz, à Paris, devient pendant près d&#8217;une demi-heure le lieu d&#8217;un concert improbable, rythmé par les départs et arrivées de train, où sont joués certains des quatuors les plus beaux de Beethoven : le quatrième mouvement du quatuor No 14 le long d&#8217;un quai, mais surtout au milieu du hall le mouvement lent du Quatuor No 15, emportant tout le trafic ferroviaire avec lui.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/17210894?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=59a5d1" width="680" height="383" frameborder="0"></iframe><br />
Voir le film sur <a href="http://liveweb.arte.tv/fr/video/Fugues_episode_3___Beethoven_voie_17_-_le_Quatuor_Artemis_en_Gare_d_Austerlitz/">Arte Live Web</a></p>
<p>En supplément, pendant quelques temps, un morceau supplémentaire : le 1er mouvement, très animé, de l&#8217;Op 95 No 14, le long des quais.<br />
<object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0" id="playerArteLiveWeb" width="640" height="362"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best"><param name="movie" value="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=1743&#038;admin=false&#038;mode=prod&#038;priority=one&#038;embed=true"><embed src="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=1743&#038;admin=false&#038;mode=prod&#038;priority=one&#038;embed=true" width="680" height="383" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" name="playerArteLiveWeb" quality="best" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object></p>
<p>Bon film </p>
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		<title>Ravel, Sautet, Béart ou la condition (in)humaine de la musique classique</title>
		<link>http://www.fugues.cc/696</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 10:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Cinemas de la musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Fouré Caul Futy]]></category>
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		<category><![CDATA[violon]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinemas de la musique classique #03 - Emmanuel Béart, dans un Coeur en Hiver de Claude Sautet, tenant la partie de violon de la sonate pour violon et violoncelle de Maurice Ravel. Un symbole fort de la condition (in)humaine de la musique classique dans nos sociétés?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Cette série d’articles, cinémas de la musique classique, s’intéresse aux liens étroits entre le cinéma et la musique classique, non pas lorsque celle-ci est utilisée simplement comme bande son, illustration des images, mais lorsqu’elle devient l’objet principal d’un film ou d’une scène.</em></p>
<p>En préparant une émission à la radio pour France Musique autour de la sonate pour violon et violoncelle de Maurice Ravel, j&#8217;ai revisionné la séquence du film de Claude Sautet, <em>un coeur en hiver</em>. Je la vois aujourd&#8217;hui d&#8217;un oeil et d&#8217;une oreille un tout petit peu différents.<br />
Ambiance salon bourgeois, réminiscence des salons du 17ème siècle, mais aux teintes pastelles. D&#8217;où vient la caméra? De la fixité de l&#8217;auditoire, elle glisse sur eux, évite l&#8217;immobilité qui les caricaturerait. Les mains comme les jambes sont croisées. Le costume, c&#8217;est le rempart contre le psychologisme. Pas besoin de savoir ce qu&#8217;ils pensent ou ce qu&#8217;ils entendent mais plutôt comment ils se comportent face à la musique. Une femme tient la partition sur ses genoux, mais regarde les musiciens. Le texte (musical) est face à elle.<br />
L&#8217;immobilité de la caméra, c&#8217;est pour la musique. On adopte alors le regard de Daniel Auteuil (le luthier qui a construit et réglé le violon sur lequel joue Emmanuelle Béart) et de l&#8217;assemblée qui semble gêner la violoniste. Résultat: c&#8217;est la panne, l&#8217;erreur, le masque qui tombe. Le masque, un terme que Ravel aurait peut être approuvé. Masques de l&#8217;ironie, de l&#8217;exotisme, de l&#8217;humour, des sentiments&#8230;.<br />
En réalité ce qu&#8217;on voit ici, c&#8217;est précisément cela. Un masque qui tombe. A ce moment précis, Emmanuelle Béart ne peut plus se cacher derrière ce qu&#8217;elle joue. En tendant l&#8217;oreille, que relève-t-on? Une formule de 6 notes qui se répète, qui s&#8217;échange. La chose la plus facile et la plus difficile à jouer. Du mineur et du majeur, en l&#8217;espace de 6 notes, un soleil voilé, comme la lumière de cet appartement feutré, irréel, improbable.<br />
Cette page de Ravel est peut être le plus grand chef d&#8217;oeuvre du compositeur, son oeuvre la plus essentielle. Dans le projet de <em>Fugues</em>, il y a sûrement cette idée de faire tomber les masques de l&#8217;émotion et de s&#8217;emparer de l&#8217;essentiel en reconnectant l&#8217;oeuvre musicale à des situations  de la vie et à différents publics. Le rapport que nos sociétés entretiennent avec le répertoire classique semble s&#8217;incarner tout entier dans  cette séquence en appartement. Le titre du film reste d&#8217;une rare force poétique: un coeur qui bat, vit et fait vivre, noyé dans l&#8217;écrin de l&#8217;hiver ou, dit autrement, la condition (in)humaine de la musique classique aujourd&#8217;hui, hic et nunc&#8230;.</p>
<p><strong>Ed</strong></p>
<p><object width="680" height="545"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IOzV3BsAK14&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/IOzV3BsAK14&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="680" height="545"></embed></object></p>
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		<title>Schumann dans Un Lac, de P. Grandrieux (bande annonce)</title>
		<link>http://www.fugues.cc/673</link>
		<comments>http://www.fugues.cc/673#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 11:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[grandrieux]]></category>
		<category><![CDATA[Schumann]]></category>

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		<description><![CDATA[Un Lac est une expérience de cinéma intense et pas loin du sublime. Le lieder de Schumann est Mondnacht, dans Liederkreis, Opus 39. Une autre version en mp3 en dessous. Schumann, Lindkreis Op 39 &#8211; Mondnacht Plus d&#8217;informations sur le film : www.grandrieux.com]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/I6MRSHumepc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/I6MRSHumepc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Un Lac est une expérience de cinéma intense et pas loin du sublime. Le lieder de Schumann est Mondnacht, dans Liederkreis, Opus 39.</p>
<p>Une autre version en mp3 en dessous.</p>
<p><a href="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/03/Schumann-Lindkreis-Op-39-Mondnacht.mp3">Schumann, Lindkreis Op 39 &#8211; Mondnacht</a></p>
<p>Plus d&#8217;informations sur le film : www.grandrieux.com</p>
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		<title>Cadavres occis #02 &#8211; Richard Wagnerd</title>
		<link>http://www.fugues.cc/625</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 18:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par compassion pour tous ces pauvres compositeurs qui doivent se retourner dans leur tombe, une sélection sans commentaire de vidéos inregardables.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;"><em>Chaque semaine, par compassion pour tous ces pauvres compositeurs qui doivent se retourner dans leur tombe, une sélection presque sans commentaire de vidéos inregardables.</em></h2>
<p><em><br />
</em></p>
<h2 style="text-align: left;">Deuxième épisode de notre exhumation feuilletonnesque et fantomatique, cette semaine composé par Richard Wagnerd.<em> </em></h2>
<p><em><br />
</em></p>
<p><strong>SCARY</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0sYjN8FdxZY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/0sYjN8FdxZY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>2 FOIS PLUS DE GUITARE POUR ELISE</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/P-B4sjUve3E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/P-B4sjUve3E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>PEDRO COSTO</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/HSmjNDtwc2c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/HSmjNDtwc2c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>YEUDI SLASH MENUHIN<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/rrhdx5W8GFI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/rrhdx5W8GFI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>ANTONIO VIVALDEATH</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2iLIhLv8LuY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/2iLIhLv8LuY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><br />
PSYCHOKILLER</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Fughxx7eGic&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/Fughxx7eGic&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;"><strong>ELIZ T&#8217;EN AS TROP PRIS MA VIEILLE</strong></p>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/V3bVRQxqVto&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/V3bVRQxqVto&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>POURQUOI</strong></p>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mJvKA57Yuww&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/mJvKA57Yuww&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>BEETHOVEN VS VIVALDI ROUND 02</strong></p>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/BuCRu2_N0fk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/BuCRu2_N0fk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>PAR COMPASSION POUR CE PAUVRE TON (KOOPMAN)</strong></p>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/f94UFPXYKmw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/f94UFPXYKmw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;"><strong><br />
NDLR : STOOOOOOO</strong><strong>OOOOOO</strong><strong>OOOOOO</strong><strong>OOOOOO</strong><strong>OOOOOO</strong><strong>OOOOOO</strong><strong>PPPPPPPPP  RICHARD,  DE L&#8217;AMOUR</strong></p>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dUkfvxzJL1Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/dUkfvxzJL1Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Danser la passacaille et filmer la mort</title>
		<link>http://www.fugues.cc/589</link>
		<comments>http://www.fugues.cc/589#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2010 01:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinemas de la musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Bach]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinemas de la musique classique #02 - La première séquence intrigante et saisissante du film White Nights (1985), de Taylor Hackford, avec le ballet Le jeune homme et la mort et la passacaille de Bach. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Cette série d&#8217;articles, cinémas de la musique classique, s&#8217;intéresse aux liens étroits entre le cinéma  et la musique classique, non pas lorsque celle-ci est utilisée  simplement comme bande son, illustration des images, mais lorsqu&#8217;elle  devient l&#8217;objet principal d&#8217;un film ou d&#8217;une scène.</em></p>
<h2 style="text-align: center;">#02 &#8211; Danser la passacaille et filmer la mort</h2>
<p><a href="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/04/white_nights.jpg"><img class="alignleft size-large wp-image-591" title="white_nights" src="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/04/white_nights-336x518.jpg" alt="" width="162" height="249" /></a></p>
<p>Première séquence intrigante et saisissante du film <a title="IMDB" href="http://www.imdb.com/title/tt0090319/" target="_blank">White Nights</a> (1985), de Taylor Hackford, découverte au hasard d&#8217;erratiques sessions youtube.</p>
<p>Énorme succès populaire, ce film de danse romantique hyper mainstream sur fond de guerre froide donne plutôt dans le kitsch (bande son composée de gros tubes de Lionel Richie (Say you, Say me), Phil Collins&#8230;) et met en scène le grand danseur de ballet russe Mikhail Baryshnikov. La première scène est une séquence toutefois totalement autonome par rapport au reste du film, puisqu&#8217;il s&#8217;agît du ballet, filmé dans son intégralité, <em>Le jeune homme et la mort</em>, qui avait été écrit par Roland Petit et Jean Cocteau en 1946, sur un arrangement orchestral de la Passacaille de Bach (chef d&#8217;œuvre monumental destiné à la base à l&#8217;orgue &#8211; <a title="Passacaille - Marie Claire Alain" href="http://open.spotify.com/track/6FPEmzewJ3z2VOTdlDYzt3" target="_blank">lien spotify</a>). Le prétexte est simple : un jeune homme essaie de séduire une femme qui le manipule et le rejette. Vaincu, il finit par se pendre. Je ne connaissais ni le film ni le ballet et je dois dire que cette séquence de ballet, entièrement dansée, est assez saisissante.</p>
<p>Plus qu&#8217;une simple bande son, la musique dicte la narration et toute la dramaturgie (il faut reconnaître que la partition est proprement sublime, même dans cette transcription orchestrale qui semble un peu réductrice dans l&#8217;ostinato à la fin). Outre le fait que les danseurs sont assez stupéfiants, la scénographie et la photo étonnent très agréablement (le changement de décor final) et sont à certains moments extrêmement prenants et réussis, notamment grâce à la présence sombre, sensuelle et hypnotisante de la très belle Florence Faure pour incarner la femme et la mort.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DcVFzt4UsQ8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/DcVFzt4UsQ8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>On pourrait imaginer que la Passacaille est une pièce musicale tellement  forte qu&#8217;elle écraserait complètement les images et le propos d&#8217;une  scène (un peu comme son utilisation, dans une version hyper lente, dans  la scène du baptême du Parrain première partie, ou même dans d&#8217;autres  utilisations de Bach chez Pasolini), mais ça  n&#8217;est pas le cas ici : la musique incarne l&#8217;action et la dramaturgie.</p>
<p>Cette scène conserve malgré tout un côté assez kitsch et maladroit (par exemple le plan sur Florence Faure qui présente la corde de la potence un peu à la manière d&#8217;une publicité, ou bien le masque de la mort), mais qui a également son charme. De la même manière, le transcription pour orchestre donne un côté épique et démesuré à la passacaille dont elle n&#8217;a pas forcément besoin, clairement exagéré, mais qui se retrouve complètement justifié par le côté grandiloquent et absolu de cette allégorie. Le mode de réalisation, mouvements de caméra et photo rythmés par la musique, renforce le souffle dramatique de la musique et parvient à nous emporter avec les danseurs.</p>
<p>En fouinant sur Internet, j&#8217;ai retrouvé la version originale du ballet, filmée en 1966 par Roland Petit lui-même, avec les danseurs Rudolf Noureev et Zizi Jeanmaire (sa femme). La musique est différente puisqu&#8217;il s&#8217;agît de la version originale et intégrale de la passacaille pour orgue et de sa fugue qui la suit. Une version donc beaucoup plus longue, moins aboutie et moins impressionnante visuellement, plus austère mais aussi peut être plus habitée. </p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="536" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qg29jOazkOo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="536" src="http://www.youtube.com/v/qg29jOazkOo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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<p>On sent bien la différence de traitement, très intéressante, entre ces deux versions. On est ici plus dans le cadre d&#8217;une captation de ballet très libre que dans un film, malgré certaines idées fortes de mise en scène (le champ contrechamp entre le jeune homme et la fille sur le pas de la porte, parmi bien d&#8217;autres) et on voit bien comment Taylor Hackford s&#8217;est emparé de toutes ces idées pour tenter d&#8217;aller plus loin et d&#8217;en faire une scène de film à part entière (on pourrait lui reprocher d&#8217;avoir justement un style trop démonstratif, trop appuyé, mais je trouve qu&#8217;il est assez justifié par la musique et le récit). On ne comprend pas vraiment, au début de la scène, qu&#8217;on est dans le cadre d&#8217;un ballet et ce jeu sur le statut de l&#8217;image, complètement transporté par la musique, est passionnant et très inspirant.</p>
<p>Dans cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=vtgvmfiTBPs&amp;feature=related" target="_blank">vidéo</a> Roland Petit explique la création du ballet.</p>
<p>Enjoy</p>
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		<title>Travelling musical : Dans le noir du temps, Arvo Part &amp; JLG</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 16:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Allez Arvo Part pas, reste là, au lieu de faire des travellings musicaux de folie dans tous les se-sens. Dans le noir du temps, film réalisé par Godard et Anne-Marie Miéville en 2003, avec tout du long le Spiegel Im Spiegel d&#8217;Arvo Part&#8230;un poème cinématique. Un bon article ici sur le film chez Cineastes.net, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/h70BW5flKJ4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/h70BW5flKJ4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Allez Arvo Part pas, reste là, au lieu de faire des travellings musicaux de folie dans tous les se-sens.</p>
<p><em>Dans le noir du temps</em>, film réalisé par Godard et Anne-Marie Miéville en 2003, avec tout du long le Spiegel Im Spiegel d&#8217;Arvo Part&#8230;un poème cinématique.</p>
<p>Un bon article <a href="http://www.cineastes.net/textes/ricard-noir-du-temps.html" target="_blank">ici</a> sur le film chez Cineastes.net, qui date de sa sortie.</p>
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		<title>Arte déplace l&#8217;opéra lyrique dans la ville</title>
		<link>http://www.fugues.cc/371</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 17:05:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Expérimentations fugaces #02 - Retour sur La Traviata dans la gare de Zurich, et La Bohème en banlieue]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Des tentatives de confronter la musique classique et ses interprètes à des lieux de la vie quotidienne, en dehors des salles de concert et des institutions, ont déjà eu lieu, dans le cadre de happenings ou de concerts uniques. Cette série d’articles dresse un état des lieux de ces expériences souvent proches des intentions de Fugues.</em></p>
<p><em><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/traviata-e1269789693240.jpg"><img class="size-full wp-image-376    alignleft" title="traviata" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/traviata-e1269789693240.jpg" alt="" width="306" height="233" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p>Arte, en coproduction avec SF1 ,a expérimenté un programme très intéressant en filmant des représentations en direct de grands opéras lyriques dans des lieux étonnants. Des programmes très ambitieux, qui nécessitent une grosse production. Il y a d&#8217;abord eu en 2008 <a href="#Traviata"> La Traviata dans la gare de Zurich </a>, puis l&#8217;année dernière <a href="#bohème"> La Bohème en banlieue </a>.</p>
<p><strong><a name="Traviata"> LA TRAVIATA DANS LA GARE DE ZURICH </a></strong><br />
Vous pourrez en savoir plus ici sur le site d&#8217;Arte <a title="La Traviata à la gare de Zurich" href="http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/traviata/2198746.html" target="_blank">ici</a>. L&#8217;opéra était retransmis en direct, au milieu de la parmi les voyageurs :  16 caméras HD, 15 kilomètres de câbles, 105 projecteurs et 150 micros&#8230; On est bien loin du format de Fugues mais l&#8217;idée est pourtant très semblable. Le trafic ferroviaire a été maintenu, la vie de la gare perturbée mais pas arrêtée pendant la représentation. Même s&#8217;il y a bien une scène, délimitée et séparée des espaces publics, que l&#8217;espace est profondément transformé (mais comment faire autrement sur un projet d&#8217;une telle envergure ?), on voit bien aux expressions de certains passants hébétés que la situation est extraordinaire.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas pu voir malheureusement le programme à l&#8217;époque mais j&#8217;ai retrouvé l&#8217;intégralité de la performance de la vidéo en dessous. La qualité reste mauvaise mais ça donne une très bonne idée de la de la performance et de la réalisation. Vous pourrez trouver des articles plus détaillés <a title="L'express.ch" href="http://blog.lexpress.ch/retines/?p=84" target="_blank">ici</a>, ou bien <a title="Le Monde" href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=9&amp;ved=0CC0QFjAI&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr%2Fcgi-bin%2FACHATS%2Facheter.cgi%3Foffre%3DARCHIVES%26type_item%3DART_ARCH_30J%26objet_id%3D1052818%26clef%3DARC-TRK-NC_01&amp;ei=WXOvS5X0Jsah4QaI57nRDw&amp;usg=AFQjCNFi0c_qEG-hFo04pG5kn7p4x0wRtg&amp;sig2=Z7ti88jf7u2WG-AgnKl16Q" target="_blank">là</a>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="535" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/UBY5M1eNAE8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="535" src="http://www.youtube.com/v/UBY5M1eNAE8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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<p>La réalisation et la mise en scène sont assez intéressantes, et il faut en tout cas leur reconnaître l&#8217;immense qualité d&#8217;avoir réussi à retransmettre la performance en direct, d&#8217;une manière très originale et d&#8217;une bonne qualité pour le public sur place aussi bien que pour les spectateurs du film. Ceci a été rendu possible par l&#8217;utilisation de certains moyens techniques particuliers pour ce genre de tournage, notamment la Spidercam, caméra suspendue à des fils, permettant de faire des plongeons en avant très longs, sur d&#8217;immenses surfaces, apparemment construite à l&#8217;occasion du film Spiderman en 2002 (même si Kalatazov l&#8217;avait déjà utilisé en 1964 dans le génial Soy Cuba, ex <a title="daily motion" href="http://www.dailymotion.com/video/x8kcio_les-essentielles-du-cinema-soy-cuba_shortfilms" target="_blank">ici</a> dans ce plan séquence vertigineux).</p>
<p><strong><a name="bohème"> LA BOHEME EN BANLIEUE </a></strong><br />
L&#8217;année suivante, l&#8217;expérience a été renouvelée avec brio avec la représentation, toujours en direct, de la Bohème de Puccini dans la banlieue de Berne. Là aussi, vous pourrez retrouver certaines infos techniques, des entretiens en coulisse, <a title="Arte" href="http://www.arte.tv/fr/2790002.html" target="_blank">ici</a> sur le site d&#8217;Arte.</p>
<p>Deux choses m&#8217;ont particulièrement intéressé dans ce programme, en dehors de la musique et de l&#8217;interprétation (j&#8217;ai toujours eu du mal à apprécier les œuvres de Puccini et Verdi, et ça n&#8217;est pas vraiment le sujet de cet article).</p>
<p>D&#8217;abord, le concert était retransmis en direct sur la tv et sur Internet, un espace de live blogging permettait même aux spectateurs de réagir et débattre en direct, en même temps que sur Twitter. Tout ceci conférait une grande vitalité à la pièce, visible par un très large public, qui rendait l&#8217;expérience très immersive. Le dispositif était véritablement innovant pour le spectateur qui suivait l&#8217;opéra en direct à travers un flux multicam en streaming. Le player video (visible en dessous) permettait de suivre le flux de pas moins de 7 caméras en direct, chacune ayant un rôle particulier : coulisses, scènes, points de vue différents, en même temps. Le spectateur faisait le montage de son spectacle en direct, selon ses envies.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.arte.tv/player_boheme_2009/index.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.arte.tv/player_boheme_2009/index.swf" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Ensuite, le traitement, quasi journalistique, de la couverture de l&#8217;opéra par la chaîne était très intéressant, entre documentaire et événement en direct. Certains journalistes interviewaient de temps en temps les chanteurs comme s&#8217;ils étaient les vrais personnages de l&#8217;opéra, et non plus les interprètes, ce qui opérait un basculement intéressant pour le spectateur.  Cette idée de basculement, passionnante, est d&#8217;ailleurs une des idées fortes que nous souhaitons développer avec Fugues, inspirée notamment du traitement et de l&#8217;ambiance des faux documentaires géniaux de <a title="wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Watkins" target="_blank">Peter Watkins</a> (<a title="vidéo en intégralité" href="http://video.google.com/videoplay?docid=2864871032688882557#" target="_blank">La Bombe</a>, <a title="you tube" href="http://www.youtube.com/watch?v=vF_WR7SiC0A" target="_blank">Punishment Park</a>, <a title="film en intégralité" href="http://video.google.com/videoplay?docid=-1935730050566065464#" target="_blank">Culloden</a>, <a title="you yube" href="http://www.youtube.com/watch?v=UWnePW0UWLw" target="_blank">La Commune</a>, etc), toute proportion gardée.</p>
<p>J&#8217;aime beaucoup l&#8217;idée du générique de la barre HML qui s&#8217;envole. Voici deux extraits de la performance, et une vidéo sur les répétitions et les coulisses.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="535" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PLdDjdk7cyA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="535" src="http://www.youtube.com/v/PLdDjdk7cyA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="535" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M8efgFn509g&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="535" src="http://www.youtube.com/v/M8efgFn509g&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="535" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1LEMmnooPZg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="535" src="http://www.youtube.com/v/1LEMmnooPZg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>En tout cas, cette expérience est très prometteuse, absolument passionnante et nous donne beaucoup d&#8217;idées pour Fugues, en mélangeant des répertoires différents, dans d&#8217;autres contextes. Ces initiatives sont précieuses et méritent d&#8217;être soutenues. La suite, vite !</p>
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		<title>Repérages&#8230; #01</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 19:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Repérages]]></category>
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		<description><![CDATA[Cinq idées de lieux pour les prochains tournages]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ce premier billet de repérages, régulièrement mis à jour, propose des idées de répertoire et de lieux pour les prochains tournages, en associant à chaque fois une image d&#8217;un lieu avec un morceau de musique.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>N&#8217;hésitez pas à nous y faire part de vos envie, si folles soient elles. Et nous dire quelles sont vos idées préférées.</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Rungis-viande.jpg"><img class="size-large wp-image-318 aligncenter" title="Rungis-viande" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Rungis-viande-680x510.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Clement-Janequin-Or-ca-vient-20100325-1936.1.mp3">Clement Janequin &#8211; Or ca vient</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Piscine" src="http://www.nageurs.com/images/photos/pailleron02.jpg" alt="" width="640" height="423" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Granados-Quejas-o-la-maja-y-el-ruisenor.mp3">Granados &#8211; Quejas o la maja y el ruisenor</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://recuerdo2.canalblog.com/images/Lakanal__jauni_.jpg"><img class="aligncenter" title="lakanal" src="http://recuerdo2.canalblog.com/images/Lakanal__jauni_.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Schumann-Lindkreis-Op-39-Mondnacht.mp3">Schumann, Lindkreis Op 39 &#8211; Mondnacht</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/chapelle_ensba.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-321" title="chapelle_ensba" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/chapelle_ensba-640x414.jpg" alt="" width="640" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/leclerc.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-322" title="leclerc" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/leclerc-640x485.jpg" alt="" width="640" height="485" /></a><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Stabat-Mater-gerard-lesne-.mp3">Stabat Mater dolorosa</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img src="file:///Users/antoineviviani/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Corse.jpg"><img class="size-large wp-image-58   aligncenter" title="Corse" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Corse-640x360.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/22-India-Song.mp3">India Song</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: center;">
<h3 style="text-align: center;">EDIT : VOS IDEES</h3>
<h2 style="text-align: center;">Les cinq premières seront publiées ici</h2>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/03/Implosion.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-685" title="Implosion" src="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/03/Implosion.jpg" alt="" width="640" height="426" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.fugues.cc/wp-content/uploads/2010/03/Vivaldi-Nisi-Dominus-Cum-Dederit.mp3">Vivaldi &#8211; Nisi Dominus &#8211; Cum Dederit</a></p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Mort à cinq voix &#8211; Herzog &amp; Gesualdo</title>
		<link>http://www.fugues.cc/142</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 16:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cinemas de la musique classique]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Gesualdo]]></category>
		<category><![CDATA[Herzog]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinémas de la musique classique #01 - Werner Herzog voyage dans le temps, filme la musique de Gesualdo et ses fantômes]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Cette série d&#8217;articles s&#8217;intéresse aux liens étroits entre le cinéma et la musique classique, non pas lorsque celle-ci est utilisée simplement comme bande son, illustration des images, mais lorsqu&#8217;elle devient l&#8217;objet principal d&#8217;un film ou d&#8217;une scène.</em></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>#01 &#8211; Mort à cinq voix : Herzog et Gésualdo</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Gesualdo.jpg"><img class="size-medium wp-image-254  alignleft" title="Squelette de la femme de Gesualdo" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/Gesualdo-303x168.jpg" alt="" width="303" height="168" /></a></p>
<p><a href="http://userserve-ak.last.fm/serve/_/24129695/Carlo+Gesualdo+702461_356x237.jpg"><img class="alignleft" title="Gesualdo" src="http://userserve-ak.last.fm/serve/_/24129695/Carlo+Gesualdo+702461_356x237.jpg" alt="" width="150" height="99" /></a>Ce premier article s&#8217;intéresse au travail de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Werner_Herzog" target="_blank">Werner Herzog</a> sur la musique, et particulièrement dans le cadre du film qu&#8217;il a consacré au compositeur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Gesualdo" target="_blank">Carlo Gesualdo</a>, intitulé <a title="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Death_for_Five_Voices" target="_blank">Mort à cinq voix</a> (Death for Five Voices). Une des ses réalisations qu&#8217;Herzog affectionnerait le plus. Le film évoque l&#8217;histoire mystérieuse et mouvementée de ce prince et compositeur italien du XVIème siècle, célèbre notamment pour avoir tué sa femme et composé une musique vocale extrêmement riche. Autant de bons ingrédients scénaristiques pour Herzog.<a href="http://www.nndb.com/people/489/000026411/werner-eats-his-shoe.gif"><img class="alignright" title="Herzog mange ses chaussures" src="http://www.nndb.com/people/489/000026411/werner-eats-his-shoe.gif" alt="" width="103" height="137" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur revient sur lieux de vie (et de crime) de Gesualdo. La caméra se déplace dans le magnifique palais, aujourd&#8217;hui à l&#8217;abandon, du compositeur, dans le petit village éponyme en Campanie. Herzog revisite les légendes autour du compositeur en interrogeant les habitants du village et des experts, historiens, mais opère plusieurs décrochages narratifs en insérant des scènes de fiction. Notamment, plusieurs passages avec les fantômes de ses anciennes femmes, métamorphosées en sopranos, qui errent dans le palais en chantant, et en témoignant face caméra&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans le cadre d&#8217;un docu-fiction. Même si c&#8217;est dérangeant au premier abord, la proposition reste très intéressante,  ce que montre bien ce premier extrait, dans un long plan-séquence en mouvement dans le palais.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1rgBt5EkIKE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/1rgBt5EkIKE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Herzog ponctue le documentaire de nombreux intérmèdes musicaux, dans lesquels il filme des concerts de certains madrigaux ou motets de Gesualdo. Ces pièces vocales hallucinantes, ici filmées classiquement, comme une captation de concert sans public, sont l&#8217;occasion de redécouvrir ces chefs d&#8217;œuvres de chromatisme et de mystère, qui semblent n&#8217;appartenir à aucune époque.</p>
<p>Les pièces purement vocales sont magnifiquement interprétées par le <a href="http://www.gesualdoconsort.nl/" target="_blank">Gesualdo Consort</a>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/j5ZECa0ypVM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/j5ZECa0ypVM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Malgré tout, en voyant ces vidéos, la musique me semble toujours beaucoup plus forte, plus puissante, que les images. Même s&#8217;il y a certains beaux mouvements de caméra, on ne ressent pas toute la violence du chant de Gesualdo et un sentiment de décalage finit par se créer, comme si la musique n&#8217;avait pas assez de place, paralysée par ces longs plans sur ce qui semble être &laquo;&nbsp;la captation de la préparation et de la fabrication de la musique&nbsp;&raquo;, et non la musique elle même. Malgré toutes les qualités de ce film, d&#8217;Herzog et des interprètes, je n&#8217;arrive pas à m&#8217;empêcher d&#8217;avoir le sentiment d&#8217;être en coulisse.</p>
<p>Une petite sélection de pièces jouées par le très bel ensemble <a href="http://www.ilcomplessobarocco.com/" target="_blank">Il Complesso Barocco</a>, sous la direction d&#8217;Alan Curtis, toujours dans le film d&#8217;Herzog. On ne se lasse pas de ces chants torturés et magiques, qui nous donnent bien envie d&#8217;en faire le prétexte à un épisode de Fugues !!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/O2AFBL6Yi6Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/O2AFBL6Yi6Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/s_q3EJNUKis&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/s_q3EJNUKis&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aBhJNwVv1oY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/aBhJNwVv1oY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Il ne faut pas oublier que le réalisateur de <a title="Fitzcarraldo trainer" href="http://www.youtube.com/watch?v=-pJ76nAkysM" target="_blank">Fitzcarraldo</a>,  qui raconte l&#8217;histoire d&#8217;une adaptation impossible d&#8217;un opéra dans la jungle amazonienne, de Aguirre, et de nombreux autres documentaires merveilleux, met aussi régulièrement en scène des opéras. C&#8217;est pourquoi il a réalisé un documentaire en 1995 intitulé <a title="IMDB" href="http://www.imdb.com/title/tt0111475/" target="_blank">La Transformation du Monde en musique</a>, sur les coulisses du festival de Bayreuth. Il semble cependant très dur de trouver des images de ce film&#8230;.</p>
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		<title>Pearls Before Christmas</title>
		<link>http://www.fugues.cc/43</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 01:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Expérimentations fugaces #01 - Joshua Bell joue dans le métro à Washington, une expérience du Washington Post]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Des tentatives de confronter la musique classique et ses interprètes à des lieux de la vie quotidienne, en dehors des salles de concert et des institutions, ont déjà eu lieu, dans le cadre de happenings ou de concerts uniques. Cette série d’articles dresse un état des lieux de ces expériences souvent proches des intentions de Fugues. </em></p>
<p><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/bell.jpg"><img class="size-full wp-image-470  alignleft" title="bell" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/bell.jpg" alt="" width="290" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p>La principale d&#8217;entre elles a été lancée par le Washington Post avec <a href="http://www.joshuabell.com/" target="_blank">Joshua Bell</a>, un des violonistes les plus connus au monde. Le musicien a joué anonymement dans le dans les couloirs du métro de Washington pendant une heure,  dans le cadre d&#8217;un article qui avait fait pas mal de bruit à l&#8217;époque aux Etats-Unis, <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html" target="_blank">Pearls Before Christmas</a>.</p>
<p>L&#8217;expérience était bien plus sociologique qu&#8217;artistique : à l&#8217;aide d&#8217;une simple caméra de surveillance qui filme toute la performance, le journaliste Gene Weingarten (nommé au Pulitzer pour cet article) analyse le comportement des passants pendant que Joshua Bell s&#8217;échine à jouer un répertoire virtuose ( la Chaconne de Bach et d&#8217;autres pièces) pour tenter de capter leur attention. Un des plus grands violonistes actuels peut il renverser, arrêter la marche de la foule dans les couloirs du métro ?</p>
<p>La vidéo de cette expérience, sur le site du Washington Post, en dresse une présentation éloquente :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/myq8upzJDJc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/myq8upzJDJc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le résultat est présenté comme plutôt cruel pour Joshua Bell, puisque pendant près d&#8217;une heure, alors que près de 1100 personnes sont passées devant lui, seules six d&#8217;entre elles, isolées, sont arrêtées par la musique et restent quelques minutes. Le critique Frédéric Ferney a bien résumé l&#8217;histoire dans un <a href="http://fredericferney.typepad.fr/mon_weblog/2009/01/un-violon-sous-le-toit.html" target="_blank">article</a> :</p>
<blockquote><p>Un homme s&#8217;assit dans le métro à Washington et se mit à jouer du violon; c&#8217;était un matin froid de janvier. Il joua six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. On a calculé que pendant ce temps, à une heure d&#8217;affluence, plusieurs milliers de voyageurs avaient traversé la station, la plupart d&#8217;entre eux pour se rendre à leur travail.</p>
<p>Au bout de trois minutes, un homme d&#8217;âge moyen remarqua qu&#8217;un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas quelques quelques instants puis s&#8217;empressa de rattraper le temps perdu.</p>
<p>Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier pourboire: une femme jeta un dollar devant lui, sans ralentir, tout en continuant à marcher.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, quelqu&#8217;un s&#8217;adossa au mur pour l&#8217;écouter: il regarda sa montre puis reprit sa marche, étant visiblement en retard à son travail.</p>
<p>C&#8217;est un petit garçon de trois ans qui fut le plus attentif. Sa mère était visiblement pressée mais l&#8217;enfant voulut s&#8217;arrêter pour regarder le violoniste. La mère le tira par la main et l&#8217;enfant se remit à marcher à contrecoeur, en gardant la tête tournée en arrière. Le même phénomène se répéta avec plusieurs autres enfants. Tous les parents sans exception les forcèrent à avancer.</p>
<p>Pendant les 45 minutes où le musicien jouait, seulement 6 personnes s&#8217;arrêtèrent pour l&#8217;écouter quelques instants. Une vingtaine d&#8217;entre eux lui donnèrent un pourboire tout en continuant à marcher normalement. La recette fut de 32 dollars. Quand il s&#8217;arrêta de jouer et que le silence se fit, personne n&#8217;y prêta attention. Personne n&#8217;applaudit ni ne manifesta un signe de reconnaissance.</p>
<p>Personne ne le savait mais le violoniste était Joshua Bell, l&#8217;un des plus grands musiciens au monde. Il avait interprété l&#8217;un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, sur un violon d&#8217;une valeur de 3,5 millions de dollars. Deux jours plus tôt, il jouait à guichets fermés dans une salle de Boston où le prix moyen des places atteignait 100 dollars.</p>
<p>Ceci est une histoire vraie. On a fait jouer Joshua Bell incognito dans le métro dans le cadre d&#8217;une expérience conduite par le <em>Washington Post</em> sur la perception, le goût et les priorités des gens. Il s&#8217;agissait de savoir si nous sommes capables, dans un endroit ordinaire et à une heure inappropriée, de percevoir la beauté. Est-ce qu&#8217;on s&#8217;arrête pour l&#8217;apprécier? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?</p>
<p>L&#8217;une des conclusions possibles à cette expérience pourrait être celle-ci: si nous n&#8217;avons pas une minute à perdre pour écouter l&#8217;un des plus grands musiciens du monde, combien d&#8217;autres choses ratons-nous?</p></blockquote>
<p>Je vous invite à lire l&#8217;article original <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html" target="_blank">ici</a> sur le Washington Post, en anglais, qui raconte le déroulé de l&#8217;expérience et développe un argumentaire philosophique et sociologique assez intéressant, illustré de nombreuses vidéos. Par rapport à Fugues, cette expérience pose des questions importantes, auxquelles il est assez difficile de répondre, sur l&#8217;attention du public dans un tel espace (existe-t-elle encore ?), sur la pertinence d&#8217;une proposition qui semble radicale, amener une musique là où elle n&#8217;est pas censée être, à un public qui n&#8217;existe pas.</p>
<p>A l&#8217;époque cette expérience m&#8217;avait très intéressé mais j&#8217;étais resté frustré par son objectif uniquement scientifique. On a l&#8217;impression que le résultat est plus important que la performance en elle même. A travers le prisme neutre et normalisateur de la caméra de surveillance, la situation devient banale, distante et ne permet pas vraiment de comprendre ce qui se passe, d&#8217;écouter la musique, etc. Il me paraît en fait assez normal, aussi triste que cela puisse paraître, que seules quelques personnes s&#8217;arrêtent. Seulement ces quelques personnes là peuvent être bien plus intéressantes qu&#8217;une moyenne de statistiques. L&#8217;expérience donne vraiment envie d&#8217;aller plus loin dans la création de ces situations, en essayant d&#8217;aborder un point de vue subjectif pour montrer ces fragiles moments de rencontre. En prenant parti du fait que le moindre geste, le moindre regard, comme ceux des enfants décrits dans l&#8217;article, peut prendre une dimension considérable grâce à la musique.</p>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;un pas pour que cette expérience devienne prétexte à une scène de film, et il est difficile de ne pas penser, par exemple, à la séquence saisissante du violoncelliste dans le métro des Amants du Pont Neuf. Juliette reconnait le son du violoncelle et cherche, en vain, de retrouver le musicien, son amour perdu, à travers les couloirs du métro. Une course poursuite s&#8217;engage, guidée et rythmée par le son de l&#8217;instrument, qu&#8217;elle ne parviendra pas à retrouver.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FsHoGS3g8fc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.youtube.com/v/FsHoGS3g8fc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Leos Carax s&#8217;empare de cette idée simple, l&#8217;appropriation d&#8217;un espace public et anonyme, en la sublimant pour la mettre au service de son histoire. Mis en scène et fictionné, son propos est à l&#8217;exact opposé de l&#8217;expérience du Washington Post.</p>
<p>On pourrait dire que le but de Fugues est, modestement, d&#8217;essayer de partir de l&#8217;expérience de Joshua Bell pour aller vers un espace plus subjectif et fantasmé, qui rend grâce à la musique, au moment, au concert. Quelque part entre ces deux vidéos peut être.</p>
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		<title>Fugues #02 &#8211; La rencontre fortuite entre un piano et des patins</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:34:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième film de la série, Edna Stern et Alexander Gurning au milieu d'une patinoire qui s'ouvre au public... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_428" class="wp-caption alignnone" style="width: 690px"><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/pola2.jpg"><img class=" wp-image-428" title="pola2" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/pola2-640x360.jpg" alt="" width="680" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Reflets des patineurs sur le piano</p></div>
<p><em>Deuxième épisode de la série, Fugues propose de faire échapper la musique classique en dehors des institutions et des salles de concert feutrées, vers de nouvelles scènes, étonnantes, improbables, de la vie quotidienne. Et autant d&#8217;incroyables scènes de films.</em></p>
<p>Pour ce film, une expérience plus légère et ludique que l&#8217;épisode précédent : un piano à queue est disposé au milieu d&#8217;une patinoire à Paris juste avant son ouverture au public. Deux pianistes se succèdent pendant que la patinoire se remplit.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/10020837?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=59a5d1" width="680" height="383" frameborder="0"></iframe></p>
<p><object id="playerArteLiveWeb" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best" /><param name="src" value="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=901&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" /><param name="name" value="playerArteLiveWeb" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="playerArteLiveWeb" type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=901&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" name="playerArteLiveWeb" quality="best" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.ednastern.com/" target="_blank">Edna Stern</a> est une jeune pianiste israélienne, qui s&#8217;est fait connaître par ses interprétations délicates de Schumann, Bach, et plus récemment Chopin. Son jeu très sensible, assez intimiste, avec une palette de couleurs très variée épouse ici l&#8217;atmosphère enfantine et intimiste de la patinoire, qui se remplit petit à petit.</p>
<p><a href="http://www.alexandergurning.com/" target="_blank">Alexander Gurning</a> est membre de l&#8217;excellent <a href="http://web.mac.com/sebastienwalnier/Talweg_Trio/Talweg_Trio.html" target="_blank">Trio Talweg</a> ainsi que du groupe <a href="http://www.soledad.be/" target="_blank">Soledad</a>. Il déploie un jeu d&#8217;une grande puissance, extrêmement virtuose et très poétique, dynamique, capable de créer une tension et un rythme intéressants par rapport aux patineurs qui l&#8217;entourent. Il succède sur la glace à Edna Stern, lorsque la patinoire est bien plus peuplée, avec un répertoire plus animé autour de Beethoven et Rachmaninov.</p>
<p style="text-align: center;">Edna Stern<br />
Chopin &#8211; Prélude 0p 28 No 20<br />
Bach &#8211; Nun Komm, Der Heiden Heiland (choral)<br />
Schumann &#8211; Kinderszenen (Extraits)</p>
<p style="text-align: center;">Alexander Gurning<br />
Beethoven &#8211; No 23 Op 57, Appassionata, 1er Mouvement<br />
Rachmaninov &#8211; Prélude Op 23 No 5</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">VOIR LE FILM SUR <a title="Arte Live Web" href="http://liveweb.arte.tv/fr/video/Fugues_episode_2___Fugues_en_patins__avec_Edna_Stern_et_Alexander_Gurning/" target="_blank">ARTE LIVE WEB</a> / SUR <a title="Vimeo " href="http://vimeo.com/10020837" target="_blank">VIMEO</a> (english version)</p>
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		<title>Fugues #01 &#8211; La Grande Fugue à Sainte Anne</title>
		<link>http://www.fugues.cc/7</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 19:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[quatuor]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Anne]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour le premier film de la série, le Quatuor Diotima joue la Grande Fugue de Beethoven parmi les patients d'un hôpital psychiatrique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10527554&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=59a5d1&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10527554&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=59a5d1&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Commencer la série avec une proposition forte, radicale.</p>
<p>Fuguer vers des endroits mal connus, des zones intermédiaires de notre société (quasiment au sens des  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9t%C3%A9rotopie" target="_blank">hétérotopies</a> de Foucault), voire des lieux interdits, fait totalement partie de nos intentions. Amener cette musique à des personnes qui ne l&#8217;auraient peut être jamais rencontrée dans d&#8217;autres circonstances. Utiliser les moyens du cinema pour voir ce qu&#8217;il se passe, si des rencontres peuvent avoir lieu et essayer, modestement, pour quelques instants, de sublimer la réalité grâce à des pages de musique géniale.</p>
<p>Génial, c&#8217;est certainement le mot le plus juste pour caractériser cette œuvre démesurée, visionnaire,  qu&#8217;est la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Fugue" target="_blank">Grande Fugue</a> de Beethoven. Et quoi de mieux qu&#8217;une grande fugue pour commencer cette série d&#8217;échappées musicales.</p>
<p>Une pièce longue, dure à écouter, très exigeante, que j&#8217;ai mis beaucoup de temps à aimer, mais qui est devenue aujourd&#8217;hui pour moi une des plus belles pages de musique. Au delà de l&#8217;aspect sombre et torturé, voire chaotique, qui frappe au premier abord, le quatuor semble paradoxalement irradié d&#8217;une énergie lumineuse, tendue vers la joie. Ce sentiment de joie impossible mais qui finit par dominer était prétexte à tenter une expérience de tournage passionnante pour débuter la série. La grande force de cette musique est-elle communicable, près de deux cent ans plus tard, transposable dans un lieu de la vie quotidienne ?</p>
<p>Le choix du lieu s&#8217;imposa simplement. La Grande Fugue est une des dernières pièces de Beethoven, qu&#8217;il écrit à la toute fin de sa vie, complètement sourd, entre le désespoir et la folie. L&#8217;idée de tourner dans l&#8217;enceinte d&#8217;un hôpital psychiatrique, à Sainte Anne à Paris, devint assez évidente. Non pas pour faire un parallèle symbolique sur la folie, ce qui était un des dangers du film (le raccourci musique de fou avec des fous) mais bien au contraire pour amener la grande force, torturée mais surtout profondément joyeuse, de cette musique dans un lieu qui pourrait peut être la recevoir assez naturellement. Tel était le pari de base du film : essayer de communiquer la force de la musique aux patients et au personnel, dans un lieu terriblement chargé, pour tenter d&#8217;en libérer le poids le temps du concert.</p>
<p>On contacta avec Edouard l&#8217;excellent <a href="http://www.quatuordiotima.fr/" target="_blank">Quatuor Diotima</a>, un des meilleurs quatuors à cordes français, spécialisé dans les musiques du XIXè et XXè siècles, et un des rares à savoir bien jouer la Grande Fugue, qui fut très vite partant et heureux de tenter l&#8217;expérience. Je tiens à souligner l&#8217;incroyable performance des musiciens qui ont réussi à jouer une des oeuvres les plus dures jamais écrites pour quatuor à cordes dans des conditions hyper difficiles, en se dépassant à chaque fois.</p>
<p>Après plusieurs semaines de préparation avec les équipes du Dr Petitjean et l&#8217;aide de Philippe Auliac, on a pu enfin tourner un jour de novembre. Notamment à cause de la grande longueur de la pièce, le film est construit en trois parties grâce à des basculements de lieux. Le concert débute dans une salle d&#8217;ergothérapie après un atelier de chant. Ensuite, un passage musical plus lent nous fait quitter cette salle avec les patients, en rejoignant un aspect plus documentaire et le repas dans le réfectoire, dans lequel le concert continue. Enfin, la tension grandit puis libère le concert vers un des jardins de l&#8217;hôpital.</p>
<p>Le film reste assez fragile, par de nombreux aspects bien imparfait, notamment la photo, un manque encore trop grand de préparation, mais nous sommes tous extrêmement fiers de l&#8217;avoir fait. Pour les quelques sourires anonymes et les mains qui battaient la mesure de cette Grande Fugue.</p>
<p>Rares mais précieux.</p>
<p>Enchantés. Les fugues sont lancées.</p>
<p style="text-align: center;">VOIR CE FILM SUR <a title="Arte Live Web" href="http://liveweb.arte.tv/fr/video/Fugues_episode_1___la_Grande_Fugue_de_Beethoven_a_l_hopital_Ste_Anne_par_le_quatuor_Diotima/" target="_blank">ARTE LIVE WEB</a> / <a title="Viméo (english)" href="http://vimeo.com/10527554" target="_blank">VIMEO (english version)</a></p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/10527554?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=59a5d1" width="680" height="383" frameborder="0"></iframe></p>
<p><object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0" id="playerArteLiveWeb" width="680" height="383"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best"><param name="movie" value="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=660&#038;admin=false&#038;mode=prod&#038;priority=one&#038;embed=true"><embed src="http://liveweb.arte.tv/flash/player.swf?eventId=660&#038;admin=false&#038;mode=prod&#038;priority=one&#038;embed=true" width="680" height="383" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" name="playerArteLiveWeb" quality="best" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object><br />
<strong><span id="more-7"></span></strong></p>
<p><strong>CREDITS</strong></p>
<p>Réalisation, production, montage : Antoine Viviani</p>
<p>Cadreurs : Javier Ruiz Gomez &amp; Yvan Schrek</p>
<p>Prise de son : Philippe Petit &amp; Céline Grangey</p>
<p>Conseiller musical : Edouard Fouré Caul Futy</p>
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		<title>Pilote &#8211; Wilhem Latchoumia joue au milieu d&#8217;un atelier de peinture pour enfants</title>
		<link>http://www.fugues.cc/17</link>
		<comments>http://www.fugues.cc/17#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 15:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le pilote de la série : Wilhem Latchoumia joue du Villa Lobos et Heny Cowell parmi des enfants qui font un atelier de peinture, au milieu d'une usine désaffectée. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier film a été tourné à Paris il y a un an tout juste.</p>
<p>Nous voulions faire un essai et lancer la série. Tourner un pilote, rapidement. Les choses se firent simplement : Edouard m&#8217;avait parlé d&#8217;un excellent pianiste, Wilhem Latchoumia, qui avait un jeu et une sensibilité intéressante pour le projet. J&#8217;avais en tête un ancien atelier dans les bâtiments de La Forge, à Belleville, qu&#8217;une amie connaissait bien et où s&#8217;organisait tous les samedis matins un cours de peinture pour les enfants du quartier. Commencer un premier film avec des enfants permettait en quelque sorte de commencer en douceur, avec un public pour le coup complètement vierge.</p>
<p>Il me semblait logique pour commencer de faire un lien avec le projet des <a href="http://www.concertaemporter.com" target="_blank">Concerts à Emporter</a>, le projet vidéo de la <a href="http://www.blogotheque.net">Blogothèque</a>, auquel j&#8217;avais participé auparavant. Ainsi j&#8217;avais demandé à mon ami <a href="http://www.vincentmoon.com">Vincent Moon</a> de filmer cet épisode pilote.<br />
Vincent tient toujours à rester complètement vierge de toute musique, de toute préparation pour les Concerts à Emporter. Je savais que c&#8217;était en cela que Fugues serait justement différent, qu&#8217;on ne pouvait pas aborder de manière complètement sauvage et improvisée les tournages, sans risquer de passer complètement à côté du lieu et de la musique, à cause notamment des contraintes des instruments et du minimum de confort nécessaire pour le musicien et l&#8217;auditeur. C&#8217;est justement un des défis que cette série doit relever, en explorant en profondeur le lien entre la vie d&#8217;un lieu et un répertoire particulier, en tirant partie grâce à des dispositifs de réalisation différents des particularités de chaque film, écris et prévus en amont.</p>
<p>Mais même si on peut regretter à certains moments dans ce film de ne pas sentir d&#8217;interaction entre la musique, le lieu et ses occupants, je trouve que Vincent a magnifiquement filmé ce pilote, dans le style sensible et fragile qui est le sien.</p>
<p>On avait convenu avec Wilhem et Edouard qu&#8217;il joue deux répertoires différents : une pièce de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Heitor_Villa-Lobos" target="_blank">Heitor Villa Lobos</a>, grand compositeur brésilien du début du XXème siècle, célebre pour ses Bachianas Brasileiras, à la croisée des styles occidentaux et brésiliens, et deux morceaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Cowell" target="_blank">Henry Cowell</a>, compositeur américain de la même période dont les oeuvres font appel à un éventail de techniques d&#8217;expression extrêmement larges, qui en font un des pionniers de la musqiue moderne .</p>
<p>Le film commence avec Villa Lobos, le morceau est Impressoes Sereisteras. C&#8217;est une longue pièce très belle, très dynamique, voici comment Wilhem nous l&#8217;a présentée :</p>
<blockquote><p>C&#8217;est une des premières pièces de Villa-Lobos que j&#8217;ai abordées. Elle résume la culture brésilienne. La valse est issue directement des danses de salon Européens du XIXème siècle et sa mélodie évoque la &laquo;&nbsp;Saudade&nbsp;&raquo;, mot intraduisible en une autre langue, mais qui en dit long sur ce pays qu&#8217;est le Brésil.</p></blockquote>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10282266&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10282266&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Ensuite, changement total de répertoire avec deux pièces de Henry Cowell, un répertoire bien plus expérimental et contemporain, des genres que cette série essaiera aussi bien sûr d&#8217;aborder.<br />
Le premier morceau s&#8217;appelle Tides from Manaunaun. Il utilise des clusters à la main gauche (accords plaqués avec le bras ou la paume de la main), ce qu&#8217;en dit Wilhem :</p>
<blockquote><p>Henry Cowell est très jeune quand il écrit cette pièce, l&#8217;idée d&#8217;introduire, à cette magnifique mélodie d&#8217;inspiration irlandaise, un accompagnement avec la paume de la main ainsi que l&#8217;avant bras est hallucinante, en sachant qu&#8217;on est au tout début du XXème siècle.</p></blockquote>
<p>Le deuxième morceau d&#8217;Hery Cowell s&#8217;appelle Banshee :</p>
<blockquote><p>Après avoir joué &laquo;&nbsp;The Tides from Manaunaun&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai voulu jouer les autres pièces de H. Cowell, on est toujours au début du siècle et Cowell décide de jouer de l&#8217;autre côté du piano et créé de nouvelles sonorités. On entendrait presque les voix de ces esprits tout droit venu du nord de l&#8217;Europe: Banshee!</p></blockquote>
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<p>Retrouvez Wilhem Latchoumia sur son <a href="http://www.wilhemlatchoumia.com/" target="_blank">site</a>.</p>
<p>&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>CREDITS</strong></p>
<p>Images : Vincent Moon</p>
<p>Son : Stéphane Laporte</p>
<p>Production, montage : Antoine Viviani</p>
<p>Conseiller musical : Edouard Fouré Caul Futy</p>
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		<title>Cadavres occis #01 &#8211; Exorcisme et mauvais goût</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 19:43:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cadavres Occis]]></category>
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		<category><![CDATA[Mateo]]></category>
		<category><![CDATA[Rondo Veneziano]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa Mae]]></category>

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		<description><![CDATA[Par compassion pour tous ces pauvres compositeurs qui doivent se retourner dans leur tombe, une sélection sans commentaire de 5 vidéos inregardables]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x1aoyz" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x1aoyz" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1aoyz_vanessa-mae-toccata-and-fugue_music">Vanessa Mae &#8211; Toccata and fugue</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Jenko">Jenko</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/music">Regardez la derniÃ¨re sÃ©lection musicale.</a></em></p>
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		<title>Petit traité de fugues</title>
		<link>http://www.fugues.cc/42</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 00:25:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Fugues]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste]]></category>

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		<description><![CDATA[Les envies à l'origine de fugues... Petit manifeste explicatif de notre démarche. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Où l&#8217;on explique les idées, les envies à l&#8217;origine de Fugues.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>UN MONDE CLOS</strong><a href="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/bach.jpg"><img class="size-medium wp-image-216 alignleft" title="bach" src="http://www.providences.fr/fugues/wp-content/uploads/2010/03/bach-173x231.jpg" alt="" width="173" height="231" /></a> ?</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;">Ce projet part d&#8217;abord d&#8217;un constat simple. Pour beaucoup, la musique classique, ses publics et ses musiciens, semblent vivre en vase clos, déconnectés de la réalité du monde moderne. Ils souffrent d&#8217;une image académique, désuette, parfois ringarde, qu&#8217;il est facile de comprendre. Il semble en effet à priori absurde d&#8217;imaginer que dans les prochains siècles des musiciens vont continuer à consacrer leur vie à essayer d&#8217;enregistrer la meilleure version des Variations Goldberg ou de telle pièce d&#8217;un répertoire désormais figé dans le temps, compris en gros le début de la Renaissance et les premières décennies du XXème siècle. Quelqu&#8217;un qui n&#8217;aurait jamais entendu une seule pièce de Bach ou Beethoven, un seul morceau du répertoire classique, peut légitimement se poser la question : pourquoi continuent-ils à jouer toujours la même musique? qu&#8217;est-ce que cette musique me dit de l&#8217;époque dans laquelle je suis en train de vivre (si ce n&#8217;est que, sociologiquement, certains schémas de reproduction sociale semblent avoir la vie dure) ?</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, la musique classique, pour ses pratiquants, ses acteurs, n&#8217;est pas du tout si figée. Ses musiciens portent souvent un regard très moderne et diversifié sur leur répertoire, entretenu par  des découvertes musicologiques très importantes ces dernières décennies, qui en font un monde très vivant, mais paradoxalement toujours distant du notre.  On pourrait aussi parler des quelques tentatives de réconcilier répertoire classique et musiques actuelles (même si trop souvent malheureuses &#8230;), mais, globalement, tout ça ne change rien à ce constat : ce que l&#8217;on appelle musique classique n&#8217;est pas la musique de notre époque, et il semble dur de trouver des véritables points de rencontre, en dehors des institutions et salles de concerts spécialisées, entre ces deux mondes, ailleurs que dans des objets de fantasme, ailleurs que dans le cinéma par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, si les musiciens souffrent souvent d&#8217;une image distante et vieillote, il faut ajouter à cela que le regard que porte traditionnellement le cinéma, ou la télévision, sur la musique classique, semble quant à lui complètement paralysé dans des codes rigides et formatés, qui ne rendent pas compte de sa vivacité, de sa modernité, enfermés dans la captation de concert. Il est d&#8217;ailleurs intéressant de constater à ce titre que le cinéma est devenu un art populaire et une industrie à la même époque que les compositeurs classiques se sont, eux, retranchés dans le champ expérimental de la musique contemporaine, plus élitiste et par conséquent moins accessible. Il n&#8217;a depuis cessé de se nourrir du répertoire classique, sous diverses formes. Toutefois, lorsque le cinéma s&#8217;intéresse directement à la musique classique (et non pas uniquement en tant que bande son de film), hormis certaines expérimentations, passionnantes mais bien trop rares,  il ne semble pas parvenir à nous faire changer de regard sur notre propre monde, à nous provoquer. Sans trop exagérer, on peut dire que l&#8217;image semble elle aussi avoir du mal à parler de notre réalité lorsqu&#8217;elle s&#8217;intéresse à la musique classique. Ce constat est à la base de notre démarche avec Fugues.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>INTENTIONS</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notre idée est très simple : parce que nous aimons le répertoire classique et ses musiciens, que nous souhaitons révéler leur modernité, nous voulons filmer la musique classique et ses plus grand interprètes  dans des lieux de la vie quotidienne, loin des salles spécialisées et de leurs publics avertis, préparés. Et essayer, sans prétention, de faire de beaux films avec ces expériences.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre des happenings et des vrais concerts, chaque tournage essaiera de conserver toujours une part d&#8217;improvisation, pour permettre à des rencontres improbables d&#8217;avoir lieu, tout en garantissant à chaque fois un confort de jeu aux musiciens et d&#8217;écoute maximum, pour que les musiques puissent s&#8217;exprimer le mieux possible, comme pour des concerts.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons réfléchir pour chaque épisode à la rencontre entre un lieu spécifique et un répertoire particulier. Chaque lieu a sa fonction, sa propre vie, son rythme, son ambiance sonore, ses occupants, tout comme chaque répertoire possède ses propres couleurs, rythmes, tonalités. Le but est de trouver des liens étonnants entre des formations musicales, des musiques et des lieux, qui créent des surprises, des accidents, des rencontres.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>MODES DE REALISATION</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter un côté trop &laquo;&nbsp;clipesque&nbsp;&raquo;, qui créerait trop de distance par rapport à la performances, les films adoptent un point de vue proche du documentaire : tous les sons sont IN, il n&#8217;y a pas plus d&#8217;une ou deux prises.</p>
<p style="text-align: justify;">Travailler des dispositifs de réalisation différents pour chaque lieu. De longs plans séquences en travelling éloignés pour certaines pièces, des plans plus intimistes et rythmés pour d&#8217;autres. Nous aurons réussi si nous parvenons à créer des formes simples et évidentes pour chaque film. Le but de la série est bien sûr avant tout d&#8217;amener cette musique à des publics qui ne la connaissent pas, au plus grand nombre, en évitant de faire des expériences trop expérimentales, proches de la fiction, qui pourraient paraître prétentieuses, ce qui n&#8217;est pas notre propos.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><strong>PROGRAMMATION</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi se limiter à la musique classique ? Qu&#8217;entend-on par musique classique ?</p>
<p style="text-align: justify;">La série souhaite avant tout aborder le répertoire classique, c&#8217;est à dire allant du début de la Renaissance au début du XXème siècle. Une musique d&#8217;une richesse et d&#8217;une diversité incroyables. Plus tard, dans un second temps, nous explorerons également des répertoires plus contemporains, expérimentaux ou bien de musiques dits du monde, et plus largement en s&#8217;élargissant finalement à toutes les formes de créations musicales actuelles instrumentales et acoustiques acoustiques, du moment qu&#8217;elles relèvent toujours de ce que l&#8217;on appelle les musiques sérieuses ou savantes, en opposition aux musiques populaires, ce qui est une des définitions de la musique classique.</p>
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